ACTU J-M. Bockel

L'actualité du Secrétaire d'état à la justice.

Bockel à Sarcelles pour préparer les assises sur la prévention de la délinquance

Publié le 09 Septembre 2010

SARCELLES,  9 septembre 2010 (AFP) - Le secrétaire d'Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel, s'est rendu jeudi à Sarcelles afin d'y entamer une série de rencontres et consultations en vue des prochaines assises sur la prévention de la délinquance juvénile.
"Je crois que tout le monde a conscience, dans notre pays, que la prévention est nécessaire pour la réussite de toute politique sécuritaire", a déclaré M. Bockel au cours de sa visite.
"Il s'agit pour moi de rencontrer un maximum de personnes à travers tout le pays, professionnels, éducateurs, psychologues ou autres, afin de faire le tour des expériences existantes en la matière, en France mais aussi chez nos voisins européens, les bonnes idées peuvent être dans les villes de gauche comme celles de droite", a conclu Jean-Marie Bockel.
Le secrétaire d'Etat s'est rendu à l'Espace de médiation interculturel et social de Sarcelles afin d'y rencontrer les professionnels en lien avec les jeunes en difficulté sur la commune, avant d'auditionner François Pupponi, maire PS de la ville.
"Il y a peu de débat entre maires de villes confrontées à la délinquance, de gauche comme de droite, quant au fait d'assurer une prévention forte afin d'éviter qu'un jeune ne tombe dans la délinquance puis dans le choix répressif une fois que le pas est franchi, seules les méthodes envisagées peuvent évoluer", a expliqué M. Pupponi à l'issue de cette rencontre.
Les assises sur la prévention de la délinquance juvénile se tiendront le 14 octobre. Dans la semaine suivante, M. Bockel remettra au président de la République son rapport sur la prévention de la délinquance des jeunes.

 


Interview de J-M Bockel le 8 septembre sur France 24

Publié le 09 Septembre 2010

Compte rendu de l'interview de Jean-Marie Bockel invité de Roselyne Febvre dans l'émission "Politiques" sur France 24 le 8 septembre 2010 :

Visionner la première partie

16:10:49
Invité : Jean-Marie Bockel, secrétaire d'état à la justice et président de Gauche Moderne. - JM Bockel se dit en phase avec la politique sécuritaire du gouvernement. Ce n'est pas une politique seulement sécuritaire. On lui a confié une mission sur la prévention de la délinquance des mineurs. 16:12:42 Les propos du président et ceux du premier ministre cet été étaient tout à fait en phase. JM Bockel se dit en phase avec le discours de Grenoble, d' autant plus que la dimension préventive n'en était pas le sujet. Il sera cette nuit au sénat à la demande de Brice Hortefeux pour défendre la loi de sécurité intérieure. 16:14:06 Le maire sécuritaire de gauche qu'il a ét é pendant une vingtaine d'années a toujours considéré que la sécurité ne devait pas être caricaturé comme une valeur de droite. 16:16:51 Sur les Roms, le président a toujours refusé l'amalgame. Dans sa ville à Mulhouse, JM Bockel a mené une démarche d'insertion de ces personnes. Mais cela a échoué car ces personnes sont entre les mains de mafias cruelles et cyniques qui les exploitent. Tous les maires, de droite comme de gauche (Rebsamen), procèdent à des expulsions.


Visionner la 2° partie
16:20:21
Invité : Jean-Marie Bockel, secrétaire d'état à la justice et président de Gauche Moderne. - Il évoque la question des liens entre immigration et délinquance. 16:24:03 Au PS, il y a une sorte de schizophrénie sur le sujet de la sécurité. JM Bockel ne souhaite pas le retour des socialistes au pouvoir car les conditions ne sont pas réunies pour que ce soit une bonne chose pour le pays. 16:25:34 Chaque fois qu'il y a une réforme des retraites, les socialistes sont farouchement contre et disent qu'ils reviendront dessus. Jamais ils ne l'ont fait.


Visionner la 3° partie
16:40:41
Invité : Jean-Marie Bockel, secrétaire d'état à la justice et président de Gauche Moderne. - Il évoque les prises de position des ministres d'ouverture. Il travaille dans un bon esprit avec Michèle Alliot-Marie. 16:43:46 Selon lui, Jean-Louis Borloo pourrait être premier ministre. 16:45:22 Une candidate centriste en 2012 serait peut-être utile mais il y a des conditions, comme ne pas diminuer les chances de Nicolas Sarkozy au second tour. 16:46:23 Michèle Alliot-Marie a annoncé la présence de l'avocat durant la garde à vue. Cela pose la question de la possibilité pour tout un chacun d'avoir accès à l'avocat. 16:49:53 JM Bockel pense qu'on pourrait imaginer que l'appel du parquet, dans certains cas, puisse être sus pensif. 16:51:01 Il revient sur le cas du meurtre d'une femme par un récidiviste. Les responsables politiques ont le devoir d'empêcher que ce genre de situation se reproduise.


Visionner la 4° partie
16:53:03
Invité : Jean-Marie Bockel, secrétaire d'état à la justice et président de Gauche Moderne. - Il a été missionné par Nicolas Sarkozy pour présenter un rapport sur la prévention de la délinquance des jeunes. Il faut élargir le sujet à la question de l'école et à celle de la parentalité. JM Bockel est favorable à ce qu'on puisse frapper au porte-monnaie lorsque c'est nécessaire. 16:55:15 La commission des lois du sénat a rejeté les 2 amendements du gouvernement sur les peines plancher pour les meurtres de policiers. Fin 16:57:00

 


Bockel respire grâce au discours de Grenoble (Mariane2 le 7 sept. 2010)

Publié le 08 Septembre 2010

Jean-Marie Bockel était à la une de Libération du 31 août, sans doute pour la première fois depuis son arrivée au gouvernement. Problème : ce n'était pas pour annoncer la mission sur la prévention de la délinquance que le président lui a confiée cet été. Non.

C'eut été trop beau... Jean-Marie Bockel, secrétaire d'état à la Justice, a fait la une avec d'autres sarkozystes de gauche sur le thème : pourquoi restent-ils ? Sous-entendu évident du quotidien : pourquoi les ministres d'ouverture la ferment ? Comment rester au gouvernement quand l'Elysée foule au pied les principes et les valeurs qui vous ont conduit à constituer l'aile gauche du sarkozysme ?

Jean-Marie Bockel n'en a cure. La question est sans doute pertinente pour Fadela Amara ou Bernard Kouchner, droits-de-l'hommistes estampillés. Mais lui, « le premier blairiste français », est tout sauf choqué par ce que la gauche appelle la tendance « sécuritaire » de Nicolas Sarkozy. Il a toujours manifesté son plein accord avec le Président sur la sécurité, loin d'un angélisme de gauche qu'il déplorait déjà au PS. Encore que, sur le plan de l'efficacité, même s'il a choisi de se taire, on devine qu'il n'est pas sûr que le discours de Grenoble - il était sur place et a pu constater de visu les réserves de Claude Guéant sur le discours - ait été profitable au Président.

Aussi, dès le 2 août, il a proposé ses services à Nicolas Sarkozy. Hortefeux et Besson incarnent la trique ? Lui peut représenter la dimension sociale de la sécurité. Une politique de la ville qui s'appellerait autrement. Vingt ans qu'il fait ça à Mulhouse. Surprise : le kaiser l'écoute quelques minutes et se montre même enthousiaste. Il lui concocte vite fait sur le gaz une mission sur « la prévention de la délinquance » que Claude Guéant, présent à l'entretien, s'empresse de lui finaliser. Et Jean-Marie Bockel part en vacances rasséréné : il s'attendait déjà à rejoindre en octobre le groupe chevènementiste du Sénat et voilà qu'il peut à nouveau s'imaginer un avenir dans le gouvernement remanié. Lequel ? Ce ne sera pas en tout cas à un secrétariat d'Etat dépendant de la place Vendôme. La cohabitation avec Mam s'est avérée difficile et de fait ce ministère régalien n'a pas besoin de secrétariat d'état. Bockel ne demande rien, trop profil bas pour ça. Mais il rêve d'un ministère des transports...

Reste que, même s'il est bizarre de confier une mission à un secrétaire d'état - que faisait-il jusqu'alors ? du bridge ? - Jean-Marie Bockel est heureux d'avoir vu sa feuille de route confirmée à son retour de vacances, Claude Guéant le pressant de déboucher au plus vite sur des états généraux aboutissant à quelques mesures phares en octobre, avant la date annoncée du remaniement (novembre selon Guéant, mais est-ce bien crédible ?). Objectif : montrer que, contrairement à ce que prétend la gauche, le gouvernement tient bien les deux bouts de la chaîne, répression et prévention, même si cette dernière ne saurait se confondre, dans l'esprit de Bockel, avec l'angélisme de la gauche.

Mais au-delà de la lutte des places, il y a la politique. Et finalement, de tous les sarkozystes dits de gauche, Bockel se félicite d'avoir été le seul à avoir construit une force politique, Gauche Moderne. Oh, ce n'est pas un truc énorme, mais, comme avait dit le Che - son mentor - quand il s'est carapaté du PS, « mon royaume est petit mais c'est mon royaume ». Soit 1500 adhérents, une soixantaine de fédérations, un site internet et quelques élus, c'est quand même mieux qu'un parti de poche. Et en tout cas plus indépendant que le club d'un Eric Besson qui a fini par rejoindre l'UMP..

Jean-Marie Bockel joue donc sa partition à deux mains. La première sera, espère-t-il, ministérielle, et la seconde politique. Elle se joue sur la stratégie de l'Elysée pour 2012, à travers le choix entre deux options. La première serait une simple répétition de la séquence 2006-2007 avec, d'abord, la consolidation du socle électoral « à droite toute » et le grignotage des territoires du Front National. C'est la voie empruntée par le discours de Grenoble, sans doute à l'instigation de Patrick Buisson et de Maxime Tandonnet, le conseiller immigration de l'Elysée.
Bockel espère que la séquence actuelle, peu convaincante, finira par persuader le Président de ce qu'il faut passer tout de suite à une séquence plus « soft », qui permettrait au Parti Radical et à Gauche Moderne d'aider la majorité à gagner des voix au centre-gauche. Ce n'est pas pour rien que le parti valoisien l'a invité à son université d'été.

Retrouvez cet article paru 7 septembre 2010 sur www.marianne2.fr

 


Auditions dans le cadre de la Mission prévention de la délinquance des jeunes

Publié le 03 Septembre 2010

3 septembre 2010
Mission « Prévention de la délinquance des jeunes »
communiqué de Jean-Marie Bockel

Dans le cadre sa mission sur la prévention de la délinquance des jeunes, monsieur Jean-Marie BOCKEL, secrétaire d’Etat à la Justice, a auditionné cette semaine cinq grand témoins.

Mardi 31 août :

-        Monsieur Pierre CARDO, en qualité de maire de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) pendant 23 ans. Député UMP, il s’est beaucoup impliqué sur les questions d’exclusion, d’insertion et de sécurité.

Mercredi 1er septembre :

-        Monsieur Patrick BEAU, en qualité de magistrat et Président de Mission Possible, une association dédiée à la prévention précoce.
-         Monsieur Xavier LEMOINE, en qualité de maire (Parti chrétien démocrate) de Montfermeil (Seine-Saint-Denis).

-        Monsieur Etienne APAIRE,  en qualité de magistrat et Président de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT)

Jeudi 2 septembre :

-        Monsieur Jean-Pierre ROSENCZVEIG, en qualité de vice-président du Tribunal pour Enfants de Bobigny (Seine-Saint-Denis)

Retrouvez cette info sur le site du Ministère de la Justice

 


JM Bockel sera face à Pierre Laurent du PCF sur France 5 samedi 4 septembre.

Publié le 02 Septembre 2010

Jean-Marie Bockel sera face à Pierre Laurent du PCF à l’occasion du direct « Revu et Corrigé » diffusé sur France 5 ce samedi 4 septembre 2010.

 


Conférence de presse J-M Bockel : Prévenir la délinquance des jeunes

Publié le 02 Septembre 2010

Jean-Marie Bockel a présenté, le 1er septembre, les grands axes du prochain rapport sur la prévention de la délinquance des jeunes.
Fournir un rapport sur la prévention de la délinquance des jeunes : c'est la mission confiée à Jean-Marie Bockel par Nicolas Sarkozy le 3 août dernier. Le travail de réflexion et de propositions s'appuiera sur le rapport de Jean-Marie Ruestch remis au secrétaire d'État à la Justice, le 18 février dernier. Les trois grands axes de cette étude structureront le futur rapport : soutien à la parentalité, réinsertion des jeunes exclus, coopération entre les acteurs concernés.

Un pays qui a peur de sa jeunesse est un pays qui va mal. Un pays qui a confiance en sa jeunesse est un pays qui prépare son avenir

Jean-Marie Bockel

Jean-Marie Bockel a insisté sur la complémentarité indissociable entre la prévention de la délinquance juvénile et la politique de sécurité. "Il ne peut y avoir de politique de sécurité durable et efficace sans politique de prévention de la délinquance" et "il ne peut pas y avoir de politique de prévention efficace sans l'aspect de la sanction", a-t-il précisé.

La part des mineurs dans les phénomènes de délinquance augmente : violences contre les personnes, violence des filles, dégradation des biens… Le ministre a mis en avant quelques chiffres : au cours des six premiers mois de l'année 2010, le nombre de mineurs mis en cause dans des actes de délinquance est de 128 000. Une donnée en forte augmentation par rapport aux deux années précédentes. En vingt ans, le nombre des mineurs mis en cause a augmenté de 118 %.

Une prévention qui démarre avec l'apprentissage à la citoyenneté
Le ministre a insisté sur l'importance de prendre en compte le problème de la délinquance le plus en amont possible. La prévention doit être présente dès le début de cette construction. Il ne s'agit pas de la prévention qui intervient sur les jeunes déjà inscrits dans la délinquance, mais la "prévention dans le respect que le jeune se doit à lui-même et aux autres au sein du contrat social, des valeurs de la République", a précisé Jean-Marie Bockel.
"Ma démarche consistera à travailler le plus en amont possible avec tous les acteurs", a déclaré Jean-Marie Bockel. Le secrétaire d'État auditionnera les acteurs concernés dans différents domaines (justice, santé, éducation…), les élus, les autorités religieuses, les représentants d'organisations syndicales, professionnelles...
Le rapport sera remis au président de la République à l'issue des Assises de la prévention de la délinquance juvénile qui se tiendront le 14 octobre prochain.

Retrouvez cet article paru le 2 septembre 2010 sur le site du gouvernement

 

 

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La dérive sécuritaire du gouvernement ne choque pas Bockel

Publié le 01 Septembre 2010

nouvelobs.com le 1° septembre 2010

Le secrétaire d'Etat à la Justice, personnalité incarnant l'ouverture, se dit "content" de voir arriver "une réponse de l'Etat" sur la question des Roms.
"Si je me pose la question de la démission, je démissionne." Venu présenter mercredi 1er septembre la mission sur la prévention de la délinquance des jeunes que lui a confiée Nicolas Sarkozy, le secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel a surtout dû s'expliquer sur la surenchère sécuritaire de l'exécutif. Alors que ses collègues Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la ville, Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, et Hervé Morin, ministre de la Défense, ont fait part de leurs réserves quant à la méthode musclée prônée par le président pour lutter contre la délinquance, lui se garde bien d'émettre de telles critiques. "Je ne suis pas dans ce type d'interrogations, que je trouve stériles", assure-t-il. "Etre au gouvernement, c'est assumer une solidarité gouvernementale", avance-t-il.

"On attend une intervention forte"
Jean-Marie Bockel dit toutefois n'avoir "jamais été favorable à ce qui relève de l'amalgame" et s'être retrouvé "en phase" avec François Fillon quand celui-ci a recadré ses troupes, déplorant une surenchère. Sur la question des Roms pourtant, le ministre d'ouverture semble être à 100% derrière la politique menée. Evoquant son propre échec à traiter la délinquance des Roms lorsqu'il était maire de Mulhouse en raison, selon lui de "l'encadrement mafieux" de ces personnes, Jean-Marie Bockel se déclare "content" de voir arriver "une réponse de l'Etat". Il tresse même les louanges d'"une démarche respectueuse, équilibrée, allante". "On attend une intervention forte", indique-t-il. Celle-ci a déjà commencé.

Retrouver cet article paru le 1° septembre 2010 sur le nouvelobs.com

 


Jean-Marie Bocke invité de Robert Ménard sur I-télé le 31 août

Publié le 01 Septembre 2010

Jean-Marie Bockel était l’invité de Robert Ménard sur I-télé le 31 août entre 17h45 et 18h.

LIEN vers i-TELE

 


Conférence de presse : J-M Bockel lance la mission « prévention délinquance »

Publié le 01 Septembre 2010

PARIS,  1 septembre 2010 (AFP) - Le secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel, un des membres "d'ouverture" du gouvernement, s'est montré mercredi sans état d'âme et décidé à mener à bien la mission sur la prévention de la délinquance que lui a confiée Nicolas Sarkozy début août.
"En tant que membre du gouvernement, je suis dans la solidarité, la complémentarité, la conviction, l'engagement", a déclaré M. Bockel lors d'une conférence de presse à la Chancellerie.
"Si un jour je me pose la question de ma démission, je démissionne et j'explique pourquoi", a ajouté le président du parti social-libéral La Gauche moderne (LGM), affirmant être "en phase" et "assumer" son appartenance au gouvernement.
A propos des Roms par exemple, il s'est dit "content que la réponse de l'Etat arrive", parce qu'une "collectivité seule ne peut pas régler le problème".
Quant à savoir si sa mission n'était pas destinée à apporter une "petite touche" de prévention à la politique sécuritaire du moment, il a répondu qu'il comptait apporter "une grosse touche, une méga-touche".
"C'est mon job", a-t-il dit, affirmant que le président de la République était comme lui, convaincu qu'il ne pouvait "y avoir de sécurité durablement réussie et efficace sans politique de prévention de la délinquance". Tout comme il ne peut y avoir de "prévention sans possibilité de sanction".
En décembre 2009, M. Bockel avait lui-même confié une mission sur la prévention de la délinquance juvénile à un responsable de la municipalité de Mulhouse, ville dont il a été le maire durant 21 ans.
Il en reprendra certaines recommandations dans le rapport qu'il doit remettre d'ici fin octobre. Il compte aussi rencontrer "des grands témoins", effectuer des "déplacements sur le terrain" et organiser, le 14 octobre, des "assises de la prévention", à la cour d'appel de Paris.
L'idée, a-t-il rappelé, est de travailler en amont dans des domaines prioritaires tels que la "parentalité" et "l'exclusion" (scolaire, sociale, familiale), avec une "meilleure coopération" entre les différents acteurs.
En une vingtaine d'années, le nombre de mineurs mis en cause dans des faits de délinquance a augmenté de 118 %, a-t-il affirmé. "Si tout allait bien, je n'en ferais pas une priorité".

 


Jean-Marie Bockel : Visite du centre pénitentiaire de Château Thierry

Publié le 27 Aout 2010

Jeudi 26 août 2010 FR3 Picardie : Jean-Marie Bockel visitait le centre pénitentiaire de Château Thierry. 19:04: 10 Reportage Christian Mirabaud. Il 'agissait de convaincre de l'utilité de l'établissement menacé de fermeture. 19:04:51 Interview J-M.Bockel : un audit est en cours. Sa visite lui a fait bonne impression 19:05:16 Interview Jacques Krabal, maire PRG de la commune : il faut mettre la prison aux normes 19:05:37 Interview Emmanuel Giraud, sec local adj SNF FO : leur spécificité doit être maintenue.

 


Brignoles : un centre fermé pour sortir de la délinquance

Publié le 27 Aout 2010

Il a seize ans, porte un short et un tee-shirt de foot, des baskets au pied. Un ado type. Avec son joli sourire, on lui donnerait le bon Dieu sans confession. Ce gamin s’est frotté à la justice pour des affaires non négligeables. « Des conneries » parfois violentes. Posément, le jeune raconte au monsieur en costume cravate (le secrétaire d’État à la Justice Jean-Marie Bockel) son placement dans ce centre éducatif fermé (CEF) à Brignoles, qu’il a refusé, sa fugue pendant trois mois, puis ses trente jours de prison à Grasse. Et enfin son arrivée en juin, ici, à la campagne. « Maintenant, je suis tranquille. Il a fallu que je passe par là pour comprendre », résume-t-il. Il va bientôt attaquer une formation en alternance dans la boucherie, parce qu’il n’a pas trouvé en mécanique. Il paraît content. Ses éducateurs aussi. Le CEF de Brignoles que Jean-Marie Bockel a visité hier est le seul de la région Paca. Un projet est en cours à Marseille. Mais il faudra vaincre bien des réticences.

La dernière chance

« Un CEF ne doit pourtant faire peur à personne » a martelé Claude Gilardo, le maire de Brignoles, qui a reçu récemment un des collègues des Bouches-du-Rhône pour essayer de le convaincre d’accueillir sur son territoire une telle structure. Créés en 2002, les CEF sont la dernière chance quand on a tout essayé face à un adolescent délinquant pour lui éviter d’aller en prison ou d’y retourner, a rappelé Jean-Marie Bockel. Les mineurs récidivistes sont placés ici pour six mois par le juge d’instruction ou le juge des enfants dans le cadre d’un sursis avec mise à l’épreuve ou d’un contrôle judiciaire. S’ils ne respectent pas les règles du jeu, à la moindre incartade, ils le savent, c’est direction la case prison. Ce ne sont pas les candidats qui manquent pour prendre leur place. Le directeur reçoit 10 demandes par jour.

70 % de réussite

Dans ces lieux fermés, avec des chambres individuelles à barreaux mais de vastes espaces verts, les jeunes sont suivis pas à pas par une équipe soudée et conséquente : à Brignoles, pour 7 pensionnaires, 24 adultes au total, dont 14 éducateurs. L’endroit est plaisant : un hectare de campagne et des bâtiments propres. On y cultive des légumes et des herbes aromatiques. Au quotidien, tout est pensé pour réussir la rééducation des pensionnaires (à coup de cours et d’activités diverses) et les réinsérer dans une société qu’ils ont rejetée. Et qui le leur rend bien. Pas toujours simple. Certains gamins, murés, ne disent rien. D’autres lâchent en arrivant qu’ils préfèrent la prison. La route est longue pour gagner la confiance. « L’objectif, c’est de trouver un point d’ancrage pour donner un sens », détaille le directeur Hervé Poulain. Lui croit dur comme fer que la délinquance des mineurs peut être enrayée. 70 % des jeunes qui passent chez lui se sont tenus à carreau ensuite. Reste que de telles structures nécessitent de solides moyens. Le centre gère ses protégés 24 h sur 24 h, chaque jour de l’année. Comme dit un éducateur, « il faut les occuper ». Or, des interventions extérieures ont été supprimées pour faire des économies. Et il n’est pas toujours facile de trouver des écoles, des patrons qui jouent le jeu pour les placements. « Les jeunes ont des raisons d’avoir peur de la société », fait remarquer un enseignant. Il existe en France 42 centres éducatifs fermés hébergeant 400 personnes de 15 à 18 ans. 700 mineurs, qui n’ont pas eu la chance ou le profil pour y trouver une place, sont en prison.

Retrouver cet article paru le 20 août 2010 sur varmatin.com

 


Jean-Marie Bockel à la rencontre la promotion 2010 de l'Ecole Nationale de la Magistrature

Publié le 27 Aout 2010

Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Justice, s'est rendu à Bordeaux à la rencontre des auditeurs de justice de la promotion 2010 qui ouvraient leur période d'études à l'ENM ce mardi 24 août.

Accueilli par Jean-François Thony, directeur de l'ENM, Jean-Marie Bockel a visité de l'école avant d'aller àla rencontre des jeunes auditeurs de justice qui composent la promotion 2010 de l'école nationale de la magistrature.

Cette promotion est la deuxième à bénéficier d'une scolarité repensée depuis la réforme de l'école en 2008. Pour le Secrétaire d'Etat, c'était l'occasion de dresser le bilan de ces évolutions, conçues pour  mieux adapter l’Ecole aux attentes formulées par les justiciables dans le sens d’une justice de qualité.

Aux futurs magistrats, Jean-Marie Bockel a rappelé la dignité et l'importance de leur fonction  : "Le juge porte une grande responsabilité sur les épaules en contribuant à moraliser la société par ses décisions. Il donne un sens à la loi. Il ne règle pas des dossiers, il accompagne les hommes et les aide à dénouer un conflit qui les oppose."

Il a appelé chacun d'eux à l'ouverture sur le monde extérieur, au coeur de l'enjeu d'une magistrature rénovée.

Retrouver cette info parue le 26 août 2010 sur le site justice.gouv.fr

 


Marianne - Bockel : “C’est un discours de haine”

Publié le 26 Aout 2010

Le secrétaire d’Etat à la Justice se dit « choqué » par les propos de Jean-François Kahn et fait entendre sa voix, parfois légèrement dissonante, sur la lutte contre l’insécurité.

Comment réagissez-vous à la une de Marianne, cette semaine, qui traite Sarkozy de « voyou » ?
Jean-Marie Bockel Je suis choqué. Qualifier de cette manière le Président, c’est indigne. Plus qu’un comportement de voyou, c’est un discours de haine qui ne grandit pas le média qui l’utilise. On franchit un nouveau palier dans les dérapages verbaux. Mais une telle outrance discrédite la démonstration, d’autant que cela ne correspond à aucune réalité.

F.-S. Michel Rocard a lui aussi taclé le chef de l’Etat en évoquant Vichy à propos de la déchéance de nationalité…
J.-M. B. C’est Rocard, vous savez ! Il a eu un coup de sang. Mais, bien sûr, il a eu tort de procéder à un amalgame avec les lois de Vichy. Concernant la déchéance de nationalité, on doit rester dans le cadre de situations exceptionnelles, cela ne doit pas être la législation ordinaire.

F.-S. La polygamie fait-elle partie de ces cas extraordinaires ?
J.-M. B. La déchéance de nationalité n’a pas vocation à être la réponse pénale à tous les délits graves.

F.-S. La gauche vous accuse de pourrir le débat en stigmatisant certains Français…
J.-M. B. Lesquels ? Les Roms ? Mais nous aurions dû le faire depuis longtemps ! Quand je vois, dans les reportages, certaines réponses apportées par des communes socialistes, je me dis que le PS n’est toujours pas sorti de son angélisme… Cela me rappelle ce que j’ai essayé de faire il y a quinze ans à Mulhouse. Je peux témoigner que l’intégration, ça ne marche pas. Les Roms sont en permanence sous le joug de ceux qui les exploitent et qui sont de leur propre communauté. Il faut combattre ces réseaux de manière policière.

F.-S. Le PS s’indigne que vous fassiez de la propagande…
J.-M. B. Ces critiques seraient intéressantes si le PS avançait des réponses à ces questions. Je me suis éloigné de ce parti (auquel il appartenait, NDLR) parce qu’il refusait de prendre le sujet à bras-le-corps. Ses dirigeants pensent que le procès d’intention fait à la majorité les dispense de balayer devant leurs portes.

F.-S. Le Président vous a confié une mission sur la prévention de la délinquance des mineurs. Où en êtes-vous ?
J.-M. B. J’y travaille : je dois rendre mon rapport après les assises du 14 octobre. Je vais écourter mes vacances pour étudier différentes propositions la semaine prochaine.

Retrouver cette interview parue le 11 août sur francesoir.fr

 


Jean-Marie Bockel : « Un jeune se construit entre l’amour et la loi »

Publié le 26 Aout 2010

Il fait partie des ministres qui travaillent en vacances. Depuis sa maison familiale « assez modeste, mais sympathique » surplombant les Issambres (Var), où il séjourne chaque été, Jean-Marie Bockel suit de près l’actualité politique, dévorant les journaux tous les matins. Son portable et ses mails ne sont jamais loin. C’est en voisin qu’aujourd’hui, le secrétaire d’État à la Justice visitera à Brignoles le seul centre éducatif fermé (CEF) de la région Paca, un des 42 de France. Des structures qu’il a soutenues depuis leur création en 2002, tandis que la gauche les critiquait. Alors membre du PS, Jean-Marie Bockel avait même réclamé un CEF pour sa ville, Mulhouse. Se situant aujourd’hui à « l’aile gauche de la majorité », il assure n’avoir aucun problème avec les questions sur la sécurité ou la délinquance, qu’il veut traiter « sans angélisme et sans naïveté ».

Vous qui avez été un des premiers « maires sécuritaires de gauche », ne trouvez-vous pas tout de même que certains élus, comme le président du conseil général des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, ou le maire de Nice, Christian Estrosi, vont un peu loin dans la surenchère sécuritaire ?

Je connais Éric Ciotti qui est quelqu’un de fin, qu’on ne peut pas réduire à la caricature qu’on fait de lui. J’apprécie aussi Christian Estrosi, un homme dynamique. Je retiendrai de ses propos un appel à l’union sacrée. Cela dit, il est bon que la position du gouvernement ait été clarifiée mardi par Luc Chatel et Brice Hortefeux. Je ne parlerai pas de recadrage, mais de clarification. Maintenant, il faut tourner cette page et entrer dans une démarche de rassemblement. Certes, chez certains maires, il y a un frein idéologique pour l’implication dans la sécurité, mais ce comportement n’est pas généralisé. Beaucoup d’élus, de gauche comme de droite, se sont engagés sur cette question.

Quelle est la bonne attitude à adopter face à la délinquance ?

Il ne faut ni angélisme, ni naïveté. La délinquance, chez les mineurs notamment, est le reflet de notre société dans ses dysfonctionnements. Il ne faut pas l’aborder dans l’esprit de peur de la jeunesse, mais dans la confiance. Avec une démarche équilibrée entre main tendue et fermeté. Sans verser dans le misérabilisme confinant au mépris, comme certains à gauche, qui considèrent que des familles ne s’en sortiront jamais et qu’il ne faut donc pas s’acharner sur eux. Si on est dans la seule action, ça ne marche pas. Et dans la seule bonne intention, non plus. Par exemple, je n’ai aucun problème concernant la possibilité de suspendre les allocations familiales, si cette mesure est considérée comme un levier et s’accompagne d’une démarche dans laquelle on tend la main. C’est le sens de la mission que m’a confiée Nicolas Sarkozy concernant la prévention de la délinquance.

Une mission de plus sur le sujet, qui va aboutir sur un rapport de plus, débouchant sur des assises de plus en octobre ?

Le travail que je vais faire n’est pas dans l’affichage. Mais dans la mise en cohérence de ce qui existe, pour que la prévention marche. Il y a sur le territoire beaucoup de gens formidables qui travaillent seuls, beaucoup de bonnes pratiques, mais chacun œuvre dans son coin. On a déjà un prérapport effectué par un spécialiste Jean Ruetsch sur ce thème. Je vais faire un travail d’écoute sur le terrain, pour l’enrichir, pour aboutir à des propositions. Avec trois priorités : la responsabilisation des adultes, la lutte contre la récidive et la professionnalisation des métiers (mise en commun des moyens etc.)

Justement, quels moyens pour accentuer cette prévention ?

Il n’y a pas de trésor caché. Je pense qu’on peut beaucoup progresser en mettant en réseau des moyens dispersés, avec des missions précises. Et les moyens donnés par la justice pour les mineurs n’ont pas baissé. Sous Jospin, il y avait des discours sur la prévention, mais pas de soutien politique. C’est pourquoi ça n’a pas marché.
Dans les centres éducatifs fermés comme celui de Brignoles, nous avons su mettre des structures lourdes : deux adultes pour un jeune. C’est une réponse pour ces adolescents pour lesquels tout a échoué. Et ça marche. Les CEF permettent un travail de réinsertion.
Mais ce n’est pas la seule réponse. Il y a aussi 700 jeunes en prison dans les quartiers de mineurs. Encore une fois, il faut savoir marcher sur deux pieds pour trouver l’équilibre entre prévention et répression. Un adolescent se construit entre l’amour et la loi.

Craignez-vous pour votre avenir, en cas de remaniement ministériel ?

Si mon nom est parfois cité, c’est que peut-être je n’ai pas vocation à rester secrétaire d’État à la justice. Cela dit, je ne pense pas que le fait que le président de la République m’ait confié cette mission sur la prévention de la délinquance soit un signe négatif. Mais ça ne vaut pas assurance non plus. Personne ne sait quel sera son sort au gouvernement. C’est normal, c’est la noble incertitude de la politique. Nous sommes tous là pour un temps limité. Je ne me sens ni conforté, ni menacé. Je me suis engagé sans me fondre dans l’UMP avec mon parti « la gauche moderne ». Je suis un partenaire libre et loyal, qui fait vivre l’aile gauche de la majorité.


Retrouver cet interview parue le 19 août sur nicematin.fr

 


Jean-Marie BOCKEL Durs avec les délinquants et les causes de la délinquance

Publié le 16 Aout 2010

Tirs à balle réelle contre les forces de l'ordre, voitures et commerces incendiés, conflits armés entre bandes rivales sur fond d'économie souterraine, telle est la triste litanie des scènes de violence urbaines qui se succèdent à la une de l'actualité. Notre pays, qui souffre encore des conséquences de la crise financière, n'en peut plus de ces débordements qui impliquent des délinquants de plus en plus jeunes.

En me confiant une mission concernant la prévention de la délinquance, thème qui me mobilise depuis longtemps, le président de la République apporte un cinglant démenti à ses contempteurs qui voudraient l'enfermer dans l'image du tout répressif. La fermeté des réponses qu'il convient d'apporter pour faire prévaloir la loi républicaine est une priorité absolue que nul ne peut contester. Mais il faut parallèlement tout mettre en oeuvre avec la même détermination pour traiter le plus en amont possible cette délinquance en associant élus locaux, acteurs associatifs, travailleurs sociaux, policiers, représentants de l'autorité judiciaire et de l'Education nationale. C'est la feuille de route fixée par le président de la République et je souhaite apporter ma contribution à cette politique d'ensemble, loin des anathèmes et des caricatures avec un souci d'efficacité et de dépassement des faux clivages.

Tel sera l'enjeu des assises nationales de la prévention de la délinquance que je me propose d'organiser en octobre prochain à Paris. Il est urgent de faire un inventaire des besoins, des moyens et des actions à mettre en oeuvre pour consolider les efforts entrepris depuis 2002 en matière de prévention de la délinquance.

Lire la suite de cet article publié le 16 août 2010 sur le site lesechos.fr

 


Bockel : « La classe politique doit se rassembler sur la sécurité »

Publié le 06 Aout 2010

Jean-Marie Bockel approuve la fermeté affichée par Nicolas Sarkozy sur les questions de sécurité

La Croix : Le président de la République vous a confié, mercredi 4 août, une mission sur la prévention de la délinquance juvénile. Comment avez-vous accueilli cette initiative ?
Jean-Marie Bockel : Comme un geste fort. À charge pour moi, et j’y mettrai un point d’honneur, à ce qu’il y ait une suite sous forme de décisions concrètes. Le président de la République m’avait convié à l’accompagner en fin de semaine dernière à Grenoble, où il a fait ses dernières annonces en matière de sécurité. Puis je l’ai rencontré lundi pour un entretien politique, qui était prévu de longue date.

Lors de cette rencontre, nous avons abordé la question de la délinquance et je lui ai dit mon accord sur une politique de fermeté autant que sur les actions de prévention, comme elles ont déjà pu être engagées par une loi de 2007. Pour être efficace en la matière, la réponse doit être équilibrée.

Cette double approche répression-prévention m’a beaucoup mobilisé durant vingt ans comme maire de Mulhouse. La réponse doit être équilibrée, surtout en direction de la délinquance juvénile, qui a considérablement augmenté ces dernières années. Un jeune se construit par l’amour et par la loi.

Comme secrétaire d’État à la justice, je me suis saisi de cette réalité en confiant en 2009 au spécialiste Jean-Yves Ruetsch un rapport, dont les premières conclusions m’ont été remises en février dernier, et en projetant pour le 14 octobre prochain la tenue d’assises, dont le principe vient d’être aussi validé par le chef de l’État. Je rendrai mon rapport après ces assises.

Cela signifie-t-il, alors que vos anciens amis socialistes protestent, que vous êtes d’accord avec les dernières propositions de Nicolas Sarkozy, notamment avec la déchéance de la nationalité française pour les personnes d’origine étrangère ayant porté atteinte à la vie d’un policier ou gendarme ?
Je n’ai pas de problème avec ces propos de fermeté du président. Sur la déchéance de la nationalité, il se réfère à une législation qui existe déjà, et les critiques de la gauche sur ce point sont dérisoires par leur caractère excessif. J’ai d’autant moins de problème que, avec cette nouvelle mission sur la prévention de la délinquance juvénile, nous allons pouvoir apporter une réponse complète. La classe politique doit, sur la sécurité, dépasser le clivage gauche-droite et se rassembler.

Que faire pour prévenir la délinquance juvénile ?
Il ne s’agit pas de réinventer l’eau chaude, mais de partir des initiatives locales existantes, tant en France qu’à l’étranger. Dans les communes et les départements, des expériences très intéressantes sont menées et apportent des réponses en matière d’aide à l’exercice des responsabilités parentales, l’éducation à la citoyenneté, la réinsertion des jeunes exclus ou la professionnalisation des intervenants.

Sur le terrain, des élus de droite et de gauche font du bon travail. La première piste est de mieux connaître ces bonnes pratiques et de voir comment on peut les développer, voire les généraliser. Une seconde piste est de favoriser la coordination, d’une part, entre les différents niveaux territoriaux et, d’autre part, entre les divers acteurs, magistrats, policiers, enseignants, éducateurs….

Quelles bonnes pratiques ?
Concernant l’incitation à la responsabilité parentale, il existe par exemple des « écoles de parents ». Mais, là encore, pour que l’innovation marche, elle doit concilier l’aide et la fermeté, à savoir l’application d’une sanction si les stages parentaux ne sont pas effectués après avoir été décidés par l’autorité judiciaire.

Comment concevez-vous le rôle des éducateurs ?
Les éducateurs spécialisés ont fait un travail remarquable et difficile avec beaucoup d’engagement et de compétence. Dans certains quartiers, il n’y a plus d’éducateurs de rue depuis plusieurs années. Il faut qu’ils puissent retourner sur le terrain avec le soutien des autorités et avec des missions redéfinies.


Recueilli par Antoine FOUCHET

Retrouver cet article paru le 5 août sur le site lacroix.fr

 


Délinquance des jeunes: Bockel chargé de mission, assises en octobre

Publié le 05 Aout 2010

PARIS, 4 août 2010 (AFP) - Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi avoir confié une mission sur la prévention de la
délinquance juvénile au secrétaire d'Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel, qui compte organiser à la mi-octobre des "assises" réunissant tous les acteurs concernés.

"Le président de la République a confié à Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Justice, une mission de réflexion et de
propositions sur la prévention de la délinquance des jeunes", a annoncé l'Elysée dans un communiqué.

M. Sarkozy a demandé à M. Bockel de lui remettre un rapport après les assises que le secrétaire d'Etat souhaite organiser le 14 octobre, précise sa lettre de mission, dont l'AFP a pris connaissance.

Cette initiative fait suite aux multiples déclarations et annonces du chef de l'Etat sur le thème de la sécurité depuis la mi-juillet.

"Cette mission s'intéressera notamment à la prévention sociale et éducative de la délinquance des jeunes, à la recherche tant en France qu'à l'international de bonnes pratiques et à la formulation de propositions innovantes en la matière",souligne la lettre.

"La lutte contre l'insécurité doit marcher sur deux pieds: la dimension sécuritaire (...) mais, dans le même temps, la
prévention de la délinquance des mineurs et des jeunes majeurs (qui) doit être une priorité de notre société", a déclaré à l'AFP M. Bockel.

"Ce n'est pas une affaire de gauche ni de droite, mais une priorité de tout le pays", a assuré le secrétaire d'Etat à la Justice,
président du parti social-libéral La Gauche moderne (LGM), associé à la majorité présidentielle.

M. Bockel avait lui-même confié en décembre dernier une mission sur la prévention de la délinquance juvénile à Jean-Yves
Ruetsch, responsable du "pôle prévention citoyenneté" à Mulhouse, ville dont M. Bockel a été le maire durant 21 ans.

Il avait rendu publiques en février les conclusions de cette étude, qui identifiait des "bonnes pratiques locales" (collégiens
médiateurs, école des parents, soutien prévention de l'alcoolisme, prise en charge des élèves exclus de leurs établissements, etc.) et formulait "60 propositions".

"On peut faire mieux ensemble, le sujet mérite que tout soit remis à plat", avait-il dit, annonçant son intention d'organiser à
l'automne des assises réunissant tous les acteurs concernés.

"Il faut mettre en cohérence tous les moyens existants - au niveau des villes, des départements, des associations, des services de l'Etat", a-t-il insisté mercredi, en se félicitant que sa démarche et ses projets soient désormais "validés au plus haut".

© 1994-2010 Agence France-Presse

Lire aussi  Communiqué de presse du Secrétaire d'Etat à la Justice

 


Mission sur la prévention de la délinquance des jeunes confiée à Jean-Marie BOCKEL

Publié le 04 Aout 2010

Secrétaire d'Etat à la Justice

Communiqué de presse

Mission sur la prévention de la délinquance des jeunes confiée à Jean Marie BOCKEL

Le Président de la République a confié une mission sur la prévention de la délinquance des jeunes à Jean-Marie Bockel, Secrétaire d'Etat à la Justice.


Cette mission s’intéressera notamment à la prévention sociale et éducative de la délinquance des jeunes, à la recherche tant en France qu’à l’international des bonnes pratiques et à la formulation de propositions innovantes en la matière.


Elle s'inscrit dans la continuité du rapport, demandé par le Secrétaire d'Etat à la justice au mois de novembre 2009 à monsieur Jean Yves Ruestch et intitulé « prévenir la délinquance des jeunes, un enjeu pour demain », qui lui a été remis  le 18 février dernier.


Jean Marie Bockel remettra son rapport de mission avant la fin du  mois d’octobre.

 

Lire aussi  Délinquance des jeunes: Bockel chargé de mission

 


Jean- Marie Bockel visite un CEF dans le Val d'Oise

Publié le 02 Aout 2010

Jean- Marie Bockel visite un CEF dans le Val d'Oise
Jean-Marie Bockel, secrétaire d' Etat à la Justice, s'est rendu dans le Val d'Oise, mardi 27 Juillet 2010, pour visiter le centre éducatif fermé (CEF) de Saint-Brice-sous-Forêt. Issus d'une loi de 2002, les CEF accueillent en alternative à l'incarcération des mineurs délinquants multirécidivistes.
L' établissement de Saint-Brice-sous-Forêt a été crée en janvier 2010 et accueille depuis mars, neuf mineurs âgés de 16 à 18 ans. La visite du ministre a été l'occasion d'une rencontre avec les personnels du CEF impliqués dans l'action éducative renforcée et d'un échange avec les jeunes actuellement hébergés dans la structure.

Lire l'article, voir la video sur le site du Ministère de la Justice

 


Visite de JM Bockel à la principauté de Monaco

Publié le 30 Juillet 2010

Jeudi 29 juillet 2010, Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Justice français, a effectué jeudi une visite de travail en Principauté. A cette occasion, il a été reçu par Michel Roger, ministre d’Etat, et Philippe Narmino, directeur des Services Judiciaires. Monsieur Bockel a notamment visité la prison de Monaco où il s’est assuré du bon fonctionnement de la Convention de voisinage franco-monégasque datant de 1963. Un texte qui établit les règles de transfert des détenus de la Principauté vers l’Hexagone. Dans les colonnes de Nice Matin, le secrétaire d’Etat a affiché la volonté « de donner un maximum de moyens aux magistrats de Monaco pour assurer le suivi des détenus, dès lors qu’ils se trouvent dans un établissement français. »
Rappelons par ailleurs que la maison d’arrêt de Monaco n’est pas un établissement où les détenus purgent leur peine, mais un lieu de détention en attente de jugement. Seules exceptions : les peines courtes et les séjours de plus longue durée pour les Monégasques qui en feraient la demande.

 

Retrouvez cette info sur le site Monaco.mc

 


Jean Marie Bockel à Angers : rassurer magistrats et fonctionnaires

Publié le 24 Juillet 2010

Alors que le rapprochement entre les tribunaux d’Angers et de Saumur se profile à l’horizon, Jean Marie Bockel, le Secrétaire d’État à la Justice, de passage en Anjou ce mardi pour suivre l’application de la carte de la réforme judiciaire, a surtout voulu rassurer les magistrats, avocats et fonctionnaires concernés.

Le Ministre Jean Marie Bockel lors de son passage à Angers.
C’est au pas de course que Jean Marie Bockel, le Secrétaire d’État à la Justice, a effectué son déplacement en terre angevine. En moins de 5h, déjeuner à la Préfecture compris il a enchainé les rencontres à huit clos avec les représentants des magistrats et des avocats des juridictions d’Angers et de Saumur ainsi que la visite des locaux dans lesquels ils seront prochainement installés.

Retrouver l'article de Yannick Sourisseau sur www.angersmag.info

 


14 juillet : Interview J-M Bockel sur RMC

Publié le 15 Juillet 2010

Résumé de l'interview :

8h13 : Invité : Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat chargé de la Justice,
président de la Gauche Moderne, ancien secrétaire d'Etat chargé de la
Coopération et de la francophonie 08:13:35 L'affaire Woerth-Bettencourt et
les critiques sur le manque d'indépendance du procureur de Nanterre 08:17:
38 La présence des troupes africaines sur les Champs-Elysées lors du défilé
militaire aujourd'hui : un beau symbole 08:19:34 La polémique sur la
présence de ces troupes : les troupes n'appartiennent pas à des dictatures,
même si ces pays ne sont pas forcément des démocraties à la française ou à l'
européenne 08:22:03 Aide juridictionnelle : le gouvernement étudie la
possibilité de laisser à la charge du justiciable une part modérée de la
dépense de justice liée à son affaire, un peu comme le forfait hospitalier
08:23:06 Il y a une réflexion sur de nouvelles ressources non-budgétaires,
avec les assurances, ou la taxation à l'acte.

Ecouter le Podcast de l'interview

 


Affaire Woerth : « Ce qui ne vous tue pas vous renforce », selon Jean-Marie Bockel

Publié le 13 Juillet 2010

Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Justice était l’invité du 18h de Public Sénat. Questionné sur la polémique du défilé du 14 juillet, Jean-Marie Bockel a précisé qu’« elle n’avait pas lieu d’être ». « Je trouve choquant qu’on engage cette polémique. Il convient de faire la part des choses. La France n’a pas leçons à recevoir ni sur le sol français ou international concernant les droits de l’homme », a dit l’ex-secrétaire aux anciens combattants.
Sur l’affaire Woerth, Jean-Marie Bockel a apporté son soutien au ministre du Travail. « Je pense que la page du climat vraiment pénible que l’on a vécu pendant 4 semaines où Eric Woerth était la cible de toutes les attaques et bien cette page est tournée.

Voir la vidéo et lire l'article sur publicsenat.fr

 


29 juin 2010 : Déplacement de M. Bockel à La Rochelle

Publié le 13 Juillet 2010

Communiqué de presse de Jean-Marie Bockel

Dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme de la carte judiciaire, M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Justice, se rendra à La Rochelle (Charente-Maritime) le mardi 29 juin 2010 à 14h.
Au cours de ce déplacement, M. Bockel visitera les locaux du tribunal de grande instance de La Rochelle et s'entretiendra avec les magistrats et les fonctionnaires concernés par la fusion des TGI de Rochefort et de La Rochelle.

Lire le communiqué sur www.justice.gouv.fr

Lire l'article "Réforme des tribunaux : le grand chantier à Rochefort et La rochelle" sur www.royan-infos.com

 


Bockel: Une ou deux prisons ouvertes d'ici à 2017

Publié le 12 Juillet 2010

Le secrétaire d'Etat à la Justice l'affirme, nous manquons en France de "prisons sans barreaux" pour mieux favoriser la réinsertion et diminuer la récidive. L'exemple suisse est mis en lumière.

Cette fois c'est parti! Le secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel a quasi lancé un programme de construction de prison(s) ouverte(s). " Je souhaite que l'on ait un ou deux établissements de plus à l'horizon 2015-2017", a annoncé l'Alsacien du gouvernement lors d'un petit-déjeuner avec des parlementaires, ce matin, dans le Salon des Oiseaux de la Chancellerie, Place Vendôme. Bockel, pour qui la finalité est de faciliter la réinsertion et de limiter la récidive, assure que "la Garde des Sceaux suit le dossier de près".

Lire l'article paru le 7 juillet sur lexpress.fr

 


Interview J-M Bockel : Ce qui compte c'est l'accès au droit

Publié le 12 Juillet 2010

Jean-Marie Bockel, secrétaire d'État à la Justice est venu hier mettre en place la réforme de la carte judiciaire qui se concrétise ici par la fermeture du tribunal de grande instance de Saint-Gaudens et son rattachement au TGI de Toulouse.

Lire l'article paru sur ladepeche.fr le 7 juillet 2010

 


Interview de J-M Bockel sur Télé Toulouse le 6 juillet

Publié le 12 Juillet 2010

Jean-Marie Bockel, secrétaire d'état à la justice était en visite au 
Tribunal de Grande instance de Toulouse aujourd'hui. Il est venu parler 
notamment de la suppression du Tgi de Saint-Gaudens. 19:30:36 Interview 
Jean-Marie Bockel : la carte judiciaire doit évoluer. Certaines petites 
juridictions n'apportent plus tous les services que l'on peut attendre. 19: 
31:09 23 Tribunaux de Grande instance seront supprimés en 2011. 19:31:15 
M. Bockel : il faut vérifier que tout se passe bien pour que la situation de 
chaque magistrat et chaque fonctionnaire puisse être prise en compte. 19:31: 
51 Eric Woerth vit des moments difficiles. Il est foncièrement honnête. "On 
ne lâchera pas le soldat Woerth, c'est clair".

 


24 juin 2010 : Interview de JM Bockel sur BFM

Publié le 24 Juin 2010

Compte rendu de l'interview de J-M Bockel sur BFM  le 24 juin 2010.

L'invité de l'émission Good Morning Business sur la radio BFM vers 8h20 : Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la justice. Jean-Marie 
Bockel : l'Union Européenne a décidé de soutenir le renforcement de l'état 
de droit dans les pays issus de l'ancien URSS, je me suis rendu la semaine 
dernière des gens de l'école de la magistrature et du barreau de Paris au 
Tadjikistan, notre système juridique intéresse de plus en plus de pays, l' 
enjeu du droit continental c'est essentiellement un enjeu économique, il 
faut qu'on modernise notre droit pour qu'il soit adapté au monde d'aujourd' 
hui. Le Medef s'inquiète de l'émergence de class action, c'est une 
initiative des sénateurs socialistes. Jean-Marie Bockel : je comprend qu'il 
s'inquiète quand on voit ce que sont devenus les class action anglo-saxonne, 
l'Union Européenne est en train de mettre en place ces actions collectives, 
il faut qu'on fasse des propositions, Hervé Novelli dira au Sénat qu'il y a 
des conditions pour créer les class action, j'ai parlé de ce dossier hier 
avec le bâtonnier de Paris. 08:30:34 citation Porsche. Jean-Marie Bockel : 
je vis à Mulhouse, j'ai un appartement de fonction à côté du ministère de la 
Justice, la réforme des retraites est indispensable, le gouvernement fait 
des retraites nécessaires. Il y a eut l'affaire des cigares de Christian 
Blanc et des jet privé d'Alain Joyandet. Jean-Marie Bockel : je vais à l' 
ambassade ou à la préfecture quand c'est possible lors de mes déplacements, 
on ne fait pas de la politique pour s'enrichir.

Ecouter le PODCAST BFM

Lien vers les Podcast BFM